Brisbane 2032 à Arlon : le projet prend de la hauteur
Les 18 et 19 avril derniers, c’est dans les installations du Royal Club de Tir d’Arlon (RCTA) que le projet Brisbane 2032 a posé ses valises pour son deuxième stage. Après Dour en mars, le rendez-vous était attendu : les vingt jeunes tireurs du collectif — pistoliers et carabiniers — y retrouvaient Daniel et Aurore Goberville, prêts à franchir une nouvelle étape.
Un accueil à la hauteur des ambitions
Le RCTA a réservé aux participants un accueil chaleureux, mettant à disposition des infrastructures de qualité qui ont permis au stage de se dérouler dans d’excellentes conditions. Qu’il s’agisse des espaces de tir, des salles de travail ou de la logistique générale, tout était réuni pour que chacun puisse se concentrer sur l’essentiel. Un grand merci au club arlonais pour sa disponibilité et son hospitalité.
La présence du Président de l’URSTB-f, à l’origine du projet Brisbane 2032, a également marqué ce week-end. Venu soutenir tireurs et entraîneurs, son engagement témoigne de l’importance que la fédération accorde à cette démarche sur le long terme.
Technique, mental et proprioception
Sur le fond, le contenu du stage confirme la rigueur de la méthode Goberville. Les séances ont alterné travail au stand et sessions théoriques, articulées autour de trois axes complémentaires.
La « technique de tir » a occupé une place centrale : appui continu sur la détente, construction de la « pelote », qualité du lâcher. L’accent a été mis sur la continuité du geste — le doigt qui ne s’arrête jamais — et sur la capacité à construire sa visée « pendant » l’appui, plutôt qu’avant. Les fautes classiques ont été analysées une par une, avec des corrections individualisées pour chaque tireur.
La « préparation mentale » a fait son entrée en bonne et due forme. Aurore Goberville a introduit des concepts clés : la distinction entre envies et objectifs, le « delta d’expression » — cette zone de performance normale dans laquelle un tireur doit apprendre à s’exprimer sans chercher le tir parfait à tout prix — et la notion de posture comportementale. Autant d’outils concrets pour aborder la compétition avec sérénité plutôt qu’avec pression.
Enfin, la « proprioception » est restée un fil conducteur du week-end. Sur planches d’équilibre, avec ou sans ballon, les tireurs ont continué de travailler ces fondations neuromusculaires indispensables à la stabilité en position de tir.
Une dynamique qui se confirme
Au-delà du contenu technique, ce qui frappe dans ce projet, c’est la dynamique humaine qu’il génère. Des tireurs venus de clubs différents, des binômes impliqués, une émulation collective qui grandit de stage en stage. Ces rencontres forgent des liens qui dépassent largement le cadre de la compétition, et c’est peut-être là l’une des plus belles réussites du projet.
Le prochain rendez-vous est déjà fixé : « Amay, les 9 et 10 mai ». D’ici là, les tireurs — soutenus par leur binôme — s’entraînent plusieurs fois par semaine selon un plan personnalisé établi par Daniel et Aurore. Brisbane 2032 est encore loin — mais chaque séance, chaque week-end, le rend un peu plus concret.