6 juillet 2026

Brisbane 2032 – Gembloux confirme la montée en puissance du collectif

Après Dour, Arlon et Amay, le quatrième stage du projet Brisbane 2032, organisé début juillet à Gembloux, marque une étape importante. Les fondations techniques sont désormais posées ; place à la consolidation, à l’autonomie des athlètes et à la préparation des grands rendez-vous de la fin de saison. Au fil des mois, le collectif prend forme, les progrès deviennent visibles et la philosophie portée par Daniel et Aurore Goberville s’ancre durablement dans les habitudes des tireurs.

■ Construire avant de performer

Depuis le lancement du projet, une idée guide l’ensemble de la démarche : construire un tireur capable de performer durablement, plutôt que rechercher des résultats immédiats.

À Gembloux, Daniel et Aurore Goberville ont rappelé que le score n’est jamais un objectif en soi. Ce qui compte est la manière dont il est obtenu. Un tir stable, reproductible et techniquement maîtrisé finira toujours par produire des performances solides.

Les nombreux échanges du week-end ont ainsi confirmé que les fondamentaux travaillés depuis plusieurs mois — stabilité, gainage, lâcher continu, travail en zone et qualité des sensations — constituent désormais le socle commun de tout le collectif.

« Ce n’est pas le score qui construit le champion. C’est la qualité du geste qui construit le score. »

■ Les premiers résultats arrivent

Les efforts consentis depuis le printemps commencent naturellement à produire leurs premiers effets.

Plusieurs membres du collectif ont récemment réalisé des performances encourageantes lors des compétitions nationales, démontrant que le travail engagé porte déjà ses fruits.

Pour autant, les entraîneurs restent fidèles à leur philosophie.

Modifier des automatismes installés depuis parfois plusieurs années implique souvent une période de transition. Certains tireurs acceptent momentanément des scores moins élevés afin de construire une technique plus efficace et surtout beaucoup plus stable à long terme.

Cette patience constitue l’une des forces du projet.

■ Entraînement et compétition : deux logiques

L’un des thèmes centraux du stage de Gembloux concernait la différence entre le travail réalisé à l’entraînement et celui attendu en compétition.

À l’entraînement, les données SCATT, la stabilité, la qualité du lâcher ou encore les sensations constituent les véritables indicateurs de progression.

En compétition, au contraire, le score redevient la référence. Mais il doit être considéré comme la conséquence naturelle du travail technique réalisé durant les semaines précédentes.

Cette distinction, déjà introduite lors des premiers stages, est aujourd’hui beaucoup mieux assimilée par les tireurs. Elle leur permet d’aborder les compétitions avec davantage de sérénité et une pression mieux maîtrisée.

■ Un suivi quotidien

Le projet Brisbane 2032 ne vit pas uniquement lors des stages.

Entre deux rassemblements, les entraîneurs assurent un suivi permanent grâce aux comptes rendus d’entraînement, aux échanges réguliers et aux analyses individualisées.

Les binômes continuent d’occuper une place essentielle dans cette organisation. En relayant quotidiennement la méthode de travail, ils permettent d’assurer une continuité indispensable à la progression des athlètes.

Les entraîneurs ont également insisté sur l’importance de communiquer rapidement au moindre problème technique ou physique afin d’adapter immédiatement le travail proposé.

Le collectif ne progresse pas seulement grâce aux stages, mais surtout grâce au travail réalisé chaque semaine dans les clubs.

■ Savoir… couper

Parmi les messages parfois surprenants délivrés à Gembloux, l’un concernait la récupération.

À l’approche de la période estivale, Daniel et Aurore Goberville ont rappelé qu’une véritable coupure fait pleinement partie de l’entraînement.

L’objectif est simple : permettre au corps comme au cerveau d’assimiler les apprentissages accumulés depuis plusieurs mois, retrouver de l’énergie et revenir avec des sensations renouvelées.

Chaque tireur bénéficiera ensuite d’un programme de reprise progressif afin de préparer les principales échéances de l’automne et de l’hiver.

■ Une culture de groupe

Au fil des stages, un autre aspect saute aux yeux : la qualité de la dynamique humaine qui s’installe.

Les échanges entre tireurs, les encouragements mutuels, l’implication des accompagnants et la disponibilité permanente des entraîneurs créent un environnement où chacun peut progresser à son rythme.

Cette bienveillance n’empêche nullement l’exigence. Elle facilite au contraire l’acceptation des remises en question indispensables lorsqu’on cherche à atteindre le haut niveau.

L’ambition du projet dépasse désormais largement la simple amélioration technique : il s’agit de former des sportifs capables de construire leur autonomie, de gérer leurs émotions et de poursuivre leur progression sur plusieurs années.

Une nouvelle étape

Quelques mois après son lancement, Brisbane 2032 poursuit donc son évolution avec méthode et cohérence.

Les bases techniques sont désormais solidement installées. Les premiers résultats apparaissent, les automatismes évoluent et le collectif affirme progressivement son identité.

Le chemin vers 2032 reste long, mais une certitude s’impose déjà : le projet avance dans la direction fixée depuis le premier jour.

À retenir

Les fondamentaux techniques sont désormais bien intégrés par le collectif.

Les premiers progrès se traduisent par des résultats encourageants en compétition.

Le suivi individualisé entre les stages reste la clé de la progression.

La coupure estivale fait partie intégrante du processus de performance.

Le prochain objectif est déjà fixé : préparer les grandes échéances de l’automne dans la continuité du travail entrepris depuis le printemps.